Axes de recherche
Axe 1 : Migrations, réseaux migratoires et strastégies d’acteurs
Depuis presque deux décenies, la Côte d’Ivoire affiche une croissance économique positive du fait de certaines performances macroéconomiques. Or, sur le même temps, l’émigration à atteind un niveau sans precedent faisant de la Côte d’Ivoire un des principaux pays emetteurs de migrants irreguliers en Europe en plus d’être aussi un des plus importants pays d’immigration Ouest-africain. Cet axe nous pemettra d’approfondir la reflexion sociologique sur le phénomène afin de deceler les déterminants de ces migrations et leurs articulations avec les contradictions et logiques dans les espaces sociaux d’origine. On pourrait ainssi completer ou depasser les conceptions utilitaristes qui apprehendent ces formes mobilitaires à partir des determinations économiques. Or, avec les observations en cours dans les zones de depart ( en Côte d’Ivoire pour ce qui est de l’émigration ), mais aussi dans la region de Sikasso et Kaye (au Mali) puis de Bobodioulasso (Burkina-Faso) ( pour l’immigration en Côte d’Ivoire), on note une généralisation du phénomène à toutes les catégories de la société quel que soit le critère (âge, sexe, qualification, ressources...) ; ce qui appelle à une veritable sociologie de l’émigration. En questionnant ces mobilités internationales à partir de donées empiriques, on orientera la reflexion sur la manières dont les logiques migratoires se font et se defont dans les espaces sociaux d’origine ; puis la manière dont la place des individus et des communautés se fabriquent ; la structure et le fonctionnement des réseaux migratoires et les stratégies d’acteurs dans le champ migratoire.
Axe 2 : Les pratiques transnationales et leurs effets dans le champ migratoire.
Le deuxième axe de recherche envisagé aborde la question migratoire sous l’angle du « transnationalisme ». En effet, les distances physique entre societé d’origine et d’acceuil, renforcée par les politiques migratoires de plus en plus restrictifs n’estompent pas le lien entre les migrants et leur espaces sociaux d’origine, et comme l’ont montré les travaux sur le transnationalisme, elles fabriquent de nouveaux liens transnationaux au-delà les frontières « politiques » nationales. Le transnationalisme est le processus par lequel « les migrants forgent et soutiennent des relations sociales diversifiées qui relient leur société d'origine et leur société de résidence » (Basch, et al., 1994). La permanence de la relation entre les acteurs mobiles et non mobiles de la migration se fait dans une sorte de contrat migratoire auquel prennent part les migrants et leurs proches. Ce contrat définit des règles, des normes et des pratiques qui perpetuent la mobilité. Ces réseaux communautaires tirent parti des transformations technologiques politiques économiques et culturelles qui ont lieu dans l'ensemble de l'espace migratoire pour actualiser les liens des acteurs, tout en les transformant. Dans cette dynamique, le developpemnt transnational du religieux reste objet de tensions et d’enjeux importants pour les acteurs sociaux dans le champ migratoire.
Comment les migrants ivoiriens s’inscrivent dans cette dynamique migratoire ? Et quelles sont les implications sociologiques dans le champ migratoire ?
Cette recherche entamée en France dans le cadre des recherches précédentes s’étend dans d’autres espaces de polarisation des migrants ivoiriens notamment en Allemagne, en Italie mais aussi au Burkina-Faso, au Mali et au Maroc.
Axe 3 : Vers quel idéal type de structuration de l’expression diasporique chez les Ivoiriens en France, Allemagne, Italie, Mali, Burkina-Faso et Maroc.
Les diasporas constituent un enjeu socio-économique important pour les États d’origine. Et cela s’aperçoit assez clairement dans les discours et pratiques sociales de ceux qui ont en charge la gouvernance de ces pays-là. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette dynamique. Elle a fait de ses migrants de véritables partenaires au développement à en croire les nombreuses objurgations formulées à leurs endroits. Depuis presque deux décennies, cet imaginaire diasporique sonne dans le champ migratoire ivoirien comme une volonté de se réapproprier un espace social ; de s’affirmer ; d’être visible. Mais comment ? Ici, il est question de mettre en saillance un idéal type de structuration de l’expression diasporique à partir d’observation menées dans le champ migratoire ivoirien dans trois Pays d’Europe : la France, l’Italie et l’Allemagne ; le Burkina, le Mali et le Maroc pour ce qui est de l’espace africain. Autrement dit, à travers cette recherche nous tenterons de dégager certaines propriétés structurelles ou du moins les effets de ce processus de diasporisation afin d’en extraire la tendance forte vers laquelle tendrait la communauté ivoirienne dans un contexte d’extratéritorialité.